Historique
Encadrement
Sections
Inscriptions
Calendrier
Résultats
Entraînements
Assemblée Générale
Généralités
Sol
Saut
Poutre
Barres
Les Grands Championnats
La Table de Saut
La Notation
L' Ecriture Symbolique
Saison 2003-2004
Montaigu 2002
Audincourt 2003
Bruz 2004
St André & Marquette 2006
Contributions
Saison 2003-2004
Saison 2004-2005
Saison 2005-2006
Archives photos
Vos Rendez-Vous TV
Les statistiques du site
Récompenses
Récompenses avec EMail
 

Le  CSMISD  Gymnastique est affilié à la

Fédération Sportive et Culturelle de France

 

 

Accueil 

Forum Livre d'Or Liens Contacts

 

La Gymnastique Artistique Féminine

Le code FIG

 

Sol - Poutre - Saut - Barres

 

 

Tapez votre ou vos mots clés pour retrouver sur le site les pages traitant du sujet qui vous intéresse

 

RECHERCHER :

Extrait du mémoire de Céline DESPRES

"La gymnastique artistique"

ce document est en ligne sur TERMINALF

 

 Depuis ses origines, la gymnastique artistique a beaucoup évolué.

 Ce n'est qu'en 1936 que les agrès ont été définis par la Fédération

 internationale de gymnastique. Mais c'est surtout la télévision qui,

 après avoir fait le succès, entre autres sports, du patinage artistique,

 a rendu populaire cette discipline: l'engouement des spectateurs date

 des jeux Olympiques de Montréal de 1976,

 où les prestations des «petites Roumaines», en particulier de Nadia

 Comaneci, suscitèrent l'admiration.


 Ce succès témoigne de la transformation de la gymnastique, ou plutôt des

 gymnastes: l'arrivée d'athlètes de petite corpulence (moins de 1,50 m pour

 un poids compris entre 32 et 40 kg), très jeunes (de 14 à 16 ans),

 permet une gymnastique très dynamique et acrobatique sur les agrès, avec

 parfois des risques très importants au détriment cependant de l'expression

 dans les exercices au sol.

 Hommes et femmes, parce qu'ils n'utilisent pas des agrès identiques, ne

 pratiquent pas le même type de gymnastique artistique; seuls deux agrès

 leur sont communs, la table de saut et le sol, mais les épreuves y sont

 différentes.

 

 

LES 4 AGRES

 

Les barres asymétriques

Ce portique est constitué de deux barres rondes (3,90 cm de diamètre), en bois,

 placées parallèlement mais à des hauteurs différentes (2,40 et 1,60 m),

 d'une longueur

 de 2,40 m et d'un écartement de 0,90 à 1,40 m. La gymnaste utilise ces deux

 barres pour se donner de l'élan et réaliser des figures de voltige parfois

 très  dangereuses.

 

La poutre d'équilibre

Sur cet espace large de 10 cm et long de 5 m, l'athlète, véritable équilibriste,

 doit pendant 70 à 90 s réaliser différentes figures (roulades, sauts, demi-tours...)

 sans jamais tomber de son perchoir, situé à une hauteur de 1,20 m.

 

Le saut

Cet agrès, plus petit que celui des hommes (1,20 m de hauteur pour une longueur

 de 1,60 m), se franchit, avec l'aide d'un tremplin, dans le sens de la largeur.

 Lors des compétitions, des séries de sauts imposés et libres de plus en plus

 complexes sont effectuées par les gymnastes.

 

Le sol

Le praticable est le même que celui des hommes ( carré dynamique de 12 m sur

 12 m ).

 La gymnaste doit effectuer des séries de mouvements acrobatiques (double

 salto arrière, pirouettes...) sur une composition musicale. La grâce, le rythme, sous

 forme d'une quasi-chorégraphie, et la technique doivent se concilier d'une manière

 plus manifeste que pour les autres agrès.

 

Un peu d'histoire...

 
 Etymologie:
 Le mot " gymnastique " vient du grec gymnos qui signifie " nu ". En effet, les
 athlètes grecs pratiquaient leurs exercices physiques complètement nus, le corps
 enduit d'une couche d'huile, saupoudrée de sable fin, afin d'éviter la
 déshydratation
 
 La gymnastique ne date pas d'aujourd'hui. Elle semble avoir une origine très
 ancienne, puisqu'un traité écrit par l'empereur chinois Huangdi, peu après 2700
 av. J.-C., contient déjà une série de préceptes gymniques et diététiques.
 Dans l’antiquité, on réalisait, dans le cadre de danses sacrées, de voltiges sur
 cheval de bois, des acrobaties qui n'avaient rien à envier à la gymnastique actuelle
 Mais il faudra tout de même attendre le XIXème siècle pour voir la 
 gymnastique prendre un essor tout particulier.
 D’après des fresques, des poteries et de nombreuses sources historiques, on 
 sait que la gymnastique était pratiquée en Egypte, en Chine et en Grèce il y a
 plus de 3000 ans.
 Les acrobates de l’Égypte ancienne furent les premiers gymnastes. 

 Au IIe siècle av. J.-C., en Crète minoenne, des hommes et des femmes
 devinrent de véritables experts du saut de taureau, discipline consistant à
 courir vers un taureau en train de charger, à le saisir par les cornes et à
 exécuter diverses acrobaties en profitant de l’élan donné par l’animal, puis à 
 rebondir sur son dos avant de sauter avec légèreté au sol. 
 Dans la Grèce antique, trois types de gymnastique étaient pratiqués :
 le premier était destiné à acquérir et à maintenir une bonne condition physique,
 le deuxième à entraîner les soldats et le troisième faisait partie du programme
 d’entraînement des athlètes. Chaque ville grecque possédaientun gymnase
 «lieu où l’on s’entraîne nu».Les premiers  professeurs grecs de culture physique
 inaugurèrent des programmes d’exercices destinés aux athlètes et aux citoyens. 
 Ces programmes, constitués de mouvements de gymnastique, étaient
 considérés comme indispensables à l’éducation formelle des enfants.Les Grecs
 pensaient en effet que l’harmonie entre le corps et l’esprit n’était possible que
 par la pratique d’exercices physiques. Les programmes de gymnastique ayant
 pour but de préparer les soldats au combat étaient pratiqués intensivement par
 les Romains.
 Avec le déclin des empires grecs et romains, l'intérêt pour ce sport diminua
 et seules les voltiges et les acrobaties continuèrent d'exister par le biais de
 quelques passionnés.

 Au Moyen âge la gymnastique est abandonnée sous la pression de l’église,
 sauf par la noblesse et les saltimbanques.

 Du XIV au XVIIIe siècle, de nombreux auteurs(Mercurialis, Rabelais, Luther,
 Montaigne, Rousseau, Mme de Genlis, Tuccaro)insistes sur l’importance de ce
 sport.Les techniques récentes de gymnastique sont développées en Allemagne
 au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Le premier professeur de 
 gymnastique moderne fut Johann Simon; il enseignait à l’école de Basedow
 à Dessau, en Allemagne, en 1776. Friedrich Ludwig Jahn,( 1778-1852)
 éducateur et créateur de la gymnastique moderne, fonda le Turnverein, société
 allemande de gymnastique prônant des idéaux patriotiques, à Berlin en 1811.
 Il mit au point des exercices utilisant des appareils fixes permettant de
 développer la force physique et l’autodiscipline. 
 Le système suédois créé par le gymnaste Pehr Henrik Ling (1776,1839)
 insistait plutôt sur le rythme et la coordination par le biais d’enchaînements
 exécutés avec des cerceaux, des massues et de petits ballons!; la gymnastique
 rythmique et sportive est issue de cette méthode.
 Les écoles suisse Jean Henri Pestalozzi(1746,1827) et Phocion Heinrich Clias
 (1782,1854) anglaise Thomas Arnold (1795 ;1842), tchèque Miroslav Tyrs
 (1832;1884) et Hindrich Fügner (1822,1865), et françaises Fransisco Amoros
 (1770,1848) qui ouvre en 1819 le gymnase normal civil et militaire de Grenelle
 participe aussi au renouveau de la gymnastique.

 Ce n'est qu'à la fin du XIX siècle que ce sport, uniquement masculin, est
 ouvert aux femmes.  La première société de gymnastique féminine est fondée en
 Suisse en 1860.La première compétition est organisée quelques années plus tard,
 en 1894 en Allemagne.  En France, il faudra attendre 1910 pour que soient
 créées les premières sociétés exclusivement féminines telles que la Société
 féminine de gymnastique de Lyon ou encore l'Églantine de Lyon.
 Alors que la gymnastique masculine est représentée aux Jeux Olympiques depuis
 1896, ce n'est qu'en 1928, à Amsterdam, que les féminines feront leur première
 apparition.  Elles y accusent alors un gros retard technique sur les hommes et le
 programme ne ressemble guère à celui d'aujourd'hui.  Depuis, agrès, tenues,
 programmes et techniques ont bien évolué, et les femmes rivalisent d'audace et
 de virtuosité avec leurs homologues masculins.  Voici cette formidable évolution 
qui, va conduire à la gymnastique actuelle.

 

 

 

Gymnase au début du siècle

 

Les grandes évolutions du XXe siècle

 

 

 
 1928 AMSTERDAM - Jeux olympiques

 Pour la première fois apparition des gymnastes féminines dans une compétition
 internationale.  Cinq nations sont présentes.  Les gymnastes, en jupe courte, 
 doivent exécuter des exercices d'ensemble au sol et aux agrès.

 1934 BUDAPEST - Championnats du monde
 Lors de cette première participation aux championnats du monde(la dixième pour
 les hommes), les gymnastes présentent un exercice d'ensemble au sol, un exercice
 à la poutre, un aux barres parallèles et un saut, ainsi que trois épreuves athlétiques
: une course de 60 m, un saut en longueur, un lancer de javelot.
 C'est également l'arrivée des premiers shorts ainsi que des tapis de réception qui
 remplacent le sable.
 Un exploit: le premier grand écart sur la poutre réalisé par la Hongroise Gabi
 Mesjaros.

 

 
 1934 BERLIN - Jeux Olympiques
 Apparition des barres asymétriques, qui ne sont en fait que des barres parallèles
 dont l'une a été montée. En imposé, les asymétriques sont obligatoires. Par contre,
 en libre, les gymnastes ont le choix entre barres asymétriques et barres
 parallèles.
 
 1936 PRAGUE - Championnats du monde

 Les barres parallèles disparaissent définitivement au profit des barres asymétriques
 et les anneaux balançants font leur apparition.

              
 
 1948 LONDRES - Jeux Olympiques

 De nombreuses innovations marquent ces Jeux, qui se déroulent pour la première
 fois en salle.  Tout d'abord la poutre prend sa largeur actuelle: l0 cm. Ensuite le sol
 passe à 10 m sur 10 m. Enfin, les premiers justaucorps, alors à manches courtes,
 sont en tissu épais avec une petite ceinture à la taille.

              
 
 1950 BÂLE - Championnats du monde

 Les anneaux balançants figurent pour la dernière fois au programme compétition.

              
 
 1954 ROME - Championnats du monde
 Disparition des épreuves d'athlétisme des programmes de gymnastique.
 
 1956 MELBOURNE - Jeux Olympiques

 Les équipes sont constituées de six gymnastes pour cinq notes qui comptent.
 Cette formule est toujours en vigueur. Création des finales par appareil

              
 
 1958 MOSCOU - Championnats du monde

 Un exercice d'ensemble au sol disparaît.  Il est remplacé par un exercice
 individuel pour lequel la musique est autorisée. C'est alors un pianiste dans la salle
 qui accompagne les évolutions des gymnastes.

              
 
 1960 ROME - Jeux Olympiques
 
 Ces Jeux sont marqués par une nette évolution technique et une prise de risque
 grandissante: roulade élevée, flic-flac sur la poutre(toujours en bois), rondade,
 flic-flac et salto au sol.
 Cette progression est liée à celle du matériel: les tapis de réception sont plus épais
 et les praticables légèrement élastiques.
 
 1967 AMSTERDAM - Coupe d'Europe
 
 La tchèque Vera Caslavska obtient le premier 10 de l'histoire en finale à la poutre
 et au sol.
 La conception de barres à haubans permet une nouvelle forme de travail à cet
 appareil

              
 
 1968 MEXICO - Jeux Olympiques

 Quelques nouveautés: vrille avant au sol, salto facial à la poutre, salto avant de
 barre inférieure à barre supérieure.

              
 
 1972 MUNICH - Jeux Olympiques

 Nouveautés: aux barres, le flic-flac arrière(Korbut), le salto avant entre les barres
 (Yantz) à la poutre, salto arrière groupé (Korbut)-au saut de cheval,  une lune
 salto avant par une Bulgare au sol, double vrille et saut de mains salto avant
 tendu.

              
 
 1974 VARNA - Championnats du monde

 Ludmilla Tourisheva réalise le Tsukahara, saut créé en 1970 par le Japonais du
 même nom.

              
 
 1976 MONTRÉAL - Jeux Olympiques

 Qui ne connaît pas Nadia Comaneci ? À 14 ans, elle remporte le titre olympique
 et obtient sept fois la note parfaite de 10.  Coqueluche des médias et du public
 Nadia apporte un nouveau style de travail dont la maîtrise et perperfection sont
 les principaux qualificatifs.

              
 
 1978 MILAN

 C'est la création des championnats d'Europe juniors, ouverts aux gymnastes
 âgées de 12-15 ans.

              
 
 1979 DALLAS - Championnats du monde

 Apparition des musiques orchestrées, des barres asymétriques en fibre de verre
 et du premier lâcher de barre en Deltchev alors que les soleils se généralisent
. Marci Gnaulk réalise la première triple vrille.

              
 
 LES ANNEES 80
 
 Elles sont marquées par la suprématie des pays de l'Est et en particulier de
 l'URSS qui collectionne titres olympiques, mondiaux et européens.
 Seule l'équipe roumaine parvient à deux reprises à se hisser sur  la plus haute
 marche
 du podium: en 1984, aux Jeux Olympiques de Los Angeles (les Soviétiques
 étaient alors absentes) et en 1987, aux championnats du monde de Rotterdam.

 Si l'on remarque les innovations soviétiques, la fiabilité des Roumaines et le

 dynamisme des Américaines, n'oublions pas cependant les performances des Allemandes de l'Est

 et la pureté technique de l'école chinoise.  Le rythme des enchaînements

 s'accélère, le degré de difficulté continue à s'élever, maîtrise et perfection deviennent les clés de la  réussite.


              
 
 LES ANNÉES 90


 Â l'aube des années 90, de nombreux changements géopolitiques viennent
 bouleverser le monde gymnique.  Ainsi en est-il de la chute du mur de Berlin,
 des événements en Roumanie et surtout de l'éclatement de l'Union Soviétique.
 Les Jeux Olympiques de Barcelone en 1992 sont marqués par l'ultime apparition 
de cette équipe unifiée qui remporte avec brîo son dernier titre. Un nouveau
 panorama gymnique est créé:hormis la Roumanie avec Lavinia Milosovici,
 Gina Gogean et son équipe juniors vainqueur de la coupe d'Europe, les pays de
 l'Est sont en baisse. À la hausse, les Américaines dont, Kim Smeskall et Shannon
 Miller, championnes du monde 91 et 93,. les Chinoises avec Lu Li, championne
 olympique aux barres asymétriques, les Espagnoles à la cinquième place par
 équipe à Barcelone l’écart se resserre et la victoire ne paraît plus le privilège de
 quelques
 nations.

 Dans ce nouveau paysage gymnique, la France annonce ses ambitions.11e aux
 championnats du monde 91, l'équipe de France se qualifie pour les Jeux
 Olympiques de Barcelone où elle réalise l'exploit d'être la huitième nation
 mondiale et de placer trois gymnastes dans le concours individuel.

 
LA TENUE 

Jupe longue. XIX, siècle
Jupe-culotte. Fin du XIXe début du XXe
Jupette Les années 20
Short court Les années 30
Justaucorps Depuis les années 50-60  

 
 

                                             

webmaster@csmisd.com

Vous êtes le visiteur

 

                                                              Design & Graphisme Design-Graph